INCENDO
Sur le rapport entre genres & classes. Revue de presse & textes inédits
Les salarié(e)s de Causette en grève

Revue Causette en grève

Les salarié(e)s de Causette en grève

Les salarié(e)s de Causette étaient, vendredi 8 novembre, en grève afin de protester contre la désorganisation de la rédaction, affectée par plusieurs arrêts maladie, la détérioration des conditions de travail et la faiblesse des réelles propositions d’organisation du travail, lesquelles « ne permettent pas de réaliser le prochain numéro du magazine », attendu fin novembre en kiosques.

Depuis plusieurs semaines, les salariés, soutenus par le SNJ, on à plusieurs reprises tenté d’alerter la direction sur ses responsabilités en matière d’organisation du travail et sur la possible mise en danger de la santé de ses salariés. En vain.

Inertie de la direction

Ce vendredi 8 novembre, en dépit du dépôt d’une motion de défiance votée en AG à une large majorité des salariés, collaborateurs et prestataires, assortie d’une nouvelle proposition d’organisation de la rédaction, la direction a préféré, une nouvelle fois, jouer la carte de l’inertie en refusant cette proposition.

Risques psychosociaux

En toute bonne foi, les salariés ont fait valoir des conditions de travail « qui mettent la rédaction dans l’incapacité de boucler ce (prochain) numéro alors que des risques psychosociaux pèsent déjà sur celle-ci ».

L’équipe de Causette estime avoir atteint aujourd’hui un point de non-retour :  « Le dialogue social, expliquent les salariés, est à ce jour totalement rompu. »

SOURCE : SNJ-IDF

Les salariés du magazine Causette se mettent en grève

Le torchon brûle au sein de la rédaction de Causette, qui vient de diffuser un communiqué de presse :

« Aujourd’hui, vendredi 8 novembre, les salarié(e)s de Causette, réunis en Assemblée Générale, ont voté à l’unanimité la grève à partir de 14h30. En effet, la configuration actuelle de l’équipe (affectée par plusieurs arrêts maladie), les conditions de travail délétères autant que la faiblesse des propositions d’organisation, ne permettent pas de réaliser le prochain numéro du magazine (…) L’équipe de Causette estime avoir atteint un point de non-retour. Le dialogue social, malgré tous les efforts entrepris, est à ce jour totalement rompu (…) L’équipe de Causette se déclare donc en grève et continue de réclamer les conditions de personnel et d’organisation qui lui permettrait de boucler ce numéro. »

Dans un contexte tendu après la sortie du numéro de novembre 2013 avec un dossier controversé sur la prostitution, la rédaction et la direction avaient diffusé deux communiqués distincts hier, jeudi 7 novembre. La rédaction s’était majoritairement désolidarisée du dossier incriminé.

Le mensuel féministe Causette, dont la devise est « plus féminine du cerveau que du capiton » a été fondé en 2009.

 

SOURCE : Télérama

La rédaction de Causette se désolidarise du dossier sur la prostitution

Une semaine après la parution de son controversé numéro de novembre consacré à la prostitution, la rédaction de Causette sort de son silence. Dans un long message publié sur sa page Facebook, la rédaction et la direction du magazine montrent leur profonde divergence de point de vue sur le traitement éditorial du dossier.

Si la direction du magazine concède avoir « opté pour une méthode peu délicate », elle assume totalement l’article incriminé. « En choisissant ces “55 raisons”, nous l’avons voulue grinçante, choquante parfois, violente toujours. À l’image de la réalité de ces esclaves du sexe », écrit-elle.

De son côté, « la majorité de la rédaction de Causette tient à exprimer publiquement son désaccord avec cet article. Sa forme plus que maladroite contrevient à l’éthique et aux valeurs de Causette en stigmatisant les prostitué(e)s plus qu’en les défendant. » En totale opposition avec la rédactrice en chef et le directeur de la publication qui concluent ainsi : « pour notre part, nous assumons nos écrits et ne les regrettons en rien. »

Ce dossier baptisé Les 55 raisons de résister à la tentation (pour vous, messieurs) avait abasourdi de nombreux lecteurs, qui avaient largement exprimé leur colère sur les réseaux sociaux. Les internautes avaient notamment fustigé les arguments douteux du type « il y a toujours moyen de se bricoler une pute acceptable avec une pastèque trouée, c’est écologique et (semi-)comestible »« si la prostitution est un boulot comme un autre, vous devriez le conseiller à votre fille, il y a des opportunités à l’international » ou encore le charmant « quitte à se taper une fille qui n’en a pas envie, autant la violer, c’est moins cher ». Le Syndicat des travailleurs du sexe (Strass), qui revendique le droit à la prostitution, avait notamment accusé le magazine de « putophobie ».

SOURCE : Télérama

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