INCENDO
Sur le rapport entre genres & classes. Revue de presse & textes inédits
Érotisme, littérature et politique
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billy elliot 03Érotisme, littérature et politique

La litterature érotique permet d’attaquer les normes et les contraintes sociales pour renouveller la réflexion du feminisme autonome.

La contestation politique doit s’appuyer sur les plaisirs de la vie. Lilith Jaywalker propose des récits érotiques qui alimentent également une réflexion politique sur l’amour et le plaisir sensuel. Sa litterature permet de renouveller le feminisme à travers une critique des normes et des contraintes sociales. Mais Lilith Jaywalker s’inscrit surtout dans une demarche révolutionnaire pour inventer une nouvelle société fondée sur le plaisir et la jouissance.

Nouvelles érotiques

Lilith Jaywalker publie deux nouvelles érotiques aux éditions Sao Maï. Elle se penche sur le désir masculin, avec un attachement à une litterature sensuelle.

« L’école de Platon » s’ouvre sur l’agression homophobe de deux amants, Bruno et Abderrazak. Dès leur sortie de l’hôpital, ils se rendent au musée. Ils veulent voir notamment une œuvre originale intitulée L’école de Platon. Le tableau associe la discipline philosophique à des hommes nus qui adoptent des poses lascives. Le plaisir artistique de la contemplation de ce tableau s’accompagne d’une gourmandise alcoolisée, avec un « vin fruité aux reflets modorés ». Laissés seuls dans le musée, les deux amants affinent cette dégustation par le plaisir sexuel.

Le désir de mariage des deux amants est ensuite soumis à la philosophie rationnelle des disciples de Platon. Une créature les met au défi de résister au plaisir de caresses avec d’autres amants : « Voyons si ce Bruno est vraiment ton modèle, dit-elle à Aderrazak. Les yeux bandés, saurais-tu reconnaître ses caresses ? ». Le jeune homme doit alors se soumettre aux caresses buccales de douze personnes et identifier son futur époux. Mais Bruno, qui ne peut pas se servir de ses mains, perd le défi. La sentence devient celle d’une relation ouverte qui exclu l’appropriation de l’autre. « L’éphèbe à la couronne de roses applaudit alors sincèrement la démonstration, donnant à Bruno le la des seules relations admises parmi eux, excluant rancœur et jalousie », précise Lilith Jaywalker.

La suite sur le site ZONES SUBVERSIVES

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