INCENDO
Sur le rapport entre genres & classes. Revue de presse & textes inédits
Kenya : grève du sexe
Categories: Monde : Afrique

Kenya : les femmes appelées à la grève du sexe pour inciter au vote

D’ici quelques mois, les Kényans seront appelés aux urnes à l’occasion des élections générales. La députée Mishi Mboko, mobilisée contre l’abstention, propose alors une grève du sexe pour pousser les hommes à s’inscrire sur les listes.

« Femmes, si vos maris ne sont pas inscrits sur les listes électorales, vous leur dites non, vous leur dites d’aller s’enregistrer et ensuite de revenir s’amuser« . Voici les paroles de Mishi Mboko, une députée kényane, interpelant les femmes à l’occasion du lancement d’une campagne d’enregistrement des électeurs. A Mombasa, le 16 janvier dernier, la femme politique a clairement appelé à la grève du sexe, pour la bonne cause. Un mois avant la clôture des inscriptions pour voter lors des prochaines élections générales prévues pour août, Mishi Mboko, représentante des femmes au sein de sa ville, a décidé de prendre une solution radicale afin de pousser les Kényans à s’inscrire au bureau de vote avant la date limite. La députée a également précisé qu’il était préférable de maintenir l’abstinence jusqu’à avoir une preuve de l’inscription de leur mari sur les listes, notamment grâce à une carte d’électeur valide!

Ce n’est pas la première fois que les femmes sont appelées à la grève du sexe. Déjà en 2009, certaines Kényanes avaient proposé une « semaine d’abstinence » en vue d’inciter les hommes politiques à régler leurs différends, puis réformer le pays. En 2002, c’est la Libérienne Leymah Gbowee, prix Nobel de la Paix de 2011, qui avait fait le choix d’entamer une grève du sexe pour demander la fin de la guerre civile.

Les hommes, également investis contre l’abstention

 Les hommes, eux, ne sont pas en reste. Certains Kényans ont également choisi de prendre les devants pour une plus forte participation à la vie politique du pays. Les chauffeurs de motos-taxis et les « Boda-Boda » refusent de prendre des passagers n’ayant pas encore leur carte électorale. « Pas de chauffeur pour ceux qui ne sont pas enregistrés » a expliqué Joseph Owiti, chef de l’association Kisumu Boda-Boda. Le message a le mérite d’être clair !

SOURCE : www.aufeminin.com

Leave a Reply