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Inégalités salariales femmes-hommes
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Inégalités salariales femmes-hommes : les entreprises auront trois ans pour agir

Les entreprises de plus de 50 salariés où des inégalités salariales entre femmes et hommes auront été mesurées auront trois ans pour remédier à la situation sous peine de sanction financière.

Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a fait de l’égalité salariale femmes-hommes un de ses combats privilégiés.  » À travail égal, les femmes sont rémunérées environ 9% de moins que les hommes et l’écart atteint 25% pour l’ensemble d’une carrière, et 37% au moment de la retraite. C’est un système aberrant » a-t-elle une nouvelle fois rappelé ce mardi au micro de France Info. 

L’égalité salariale femmes/hommes est donc devenue « l’un des quatre volets importants » de la loi Avenir professionnel votée cet été. Elle constitue « une ambition très forte qui, grâce à la loi est devenue un objectif . On se donne les moyens dans la loi de réussir » assure la ministre avant de détailler le mécanisme qui permettra de convaincre les entreprises de la nécessité d’agir.

Une sanction équivalente à 1% du chiffre d’affaires

« À partir du 1er janvier, les entreprises de plus de 50 salariés devront mesurer les écarts de salaires entre femmes et hommes, précise Muriel Pénicaud. Celles qui ne seront pas au carré auront l’obligation de faire une enveloppe de rattrapage sur trois ans », a-t-elle détaillé. Avant trois ans, « la marche peut être trop haute », a-t-elle ajouté pour expliquer ce délai.

« Si elles ne le font pas, la sanction pourra être 1% du chiffre d’affaires » précise-t-elle en annonçant des contrôles de « toutes les entreprises concernées » dans trois ans.  Elle explique que le seuil de 50 salariés avait été retenu afin de « pouvoir comparer », avec suffisamment de personnes qui « aient le même poste ».  Ce « mécanisme vigoureux sera détaillé dans quelques semaines« .

« Une obligation de résultat »

« Ça fait 45 ans que la loi dit le bon sens, qu’à travail égal vous devez avoir un salaire égal », insiste Muriel Pénicaud. La différence avec la loi Avenir professionnel, c’est qu’il existe maintenant une obligation de résultat » souligne-t-elle.

SOURCE : www.sudouest.fr

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